Face au phénix à Songzhuang, “banlieue des arts” de Beijing…
22 décembre 2008
Quand le phénix se trouve devant vos yeux, vous pouvez voir son corps gigantesque tandis que je préfère plutôt ses détails qui pénètrent dans le corps, ces outils et ces rebuts de chantier. Derrière lui : des travailleurs sur le chantier.
Sur quoi se focaliser ? C’est une question d’attitude, je ne peux choisir que ces ouvriers, ces ouvriers qui travaillent, j’aime les écouter parler de leur pays natal lointain, de leur travail manuel, j’aime les regarder gravir le phénix, je sais que cela constitue un contact avec cette oeuvre que les autres sont incapables de voir.
Est-ce cela que veut montrer Xu Bing ? Je pense que oui, peut-être.
Filmer inlassablement les détails, filmer inlassablement les ouvriers jusqu’à ce que le dernier rayon de lumière tombe du ciel, jusqu’à ce que le dernier plan soit pris d’un ouvrier quittant le phénix et se perdant dans la nuit.
La caméra tourne toujours, il ne reste que le phénix.


