Beijing englouti…
Une belle journée pékinoise, ensoleillée. Le printemps arrive. Au vieil Institut des Beaux-Arts dans le centre ville, une vigne morte reste agrippée aux murs grisâtres. Autour, les immeubles et les tours menacent ce qui ressemble de plus en plus à un navire échoué. On lui donne quelques semaines. Cadenassé, abandonné. Nous sommes là pour repérer un lieu d’interview pour Fei Dawei, lui qui en a été diplômé et même tout jeune enseignant avant de partir s’installer en France. Ironiquement, l’administration du Beijing Hospital a investi les salles de classe et les bureaux des profs. Renvoyés vers l’administration centrale de l’hôpital, nous déambulons avec Zhimin à travers d’immenses couloirs jusqu’au Bureau de la Propagande indiqué. 11h30, porte fermée. Au bout de cinq minutes, un type en ressort et nous dit de revenir après la pause déjeuner vers 13h30… Du coup, nous allons déjeuner au Made in China, le resto du Hyatt se trouvant juste à côté. Le coin a bien changé : jadis entrelacs de hutongs sinueux (les ruelles traditionnelles pékinoises) et de maisons basses, aujourd’hui quadrillage de larges rues et hautes tours. Mais la rue de l’Institut des Beaux-Arts a gardé l’appellation hutong. Ils sont vraiment trop forts !
Bref, après le déjeuner, l’administration, égale à elle-même, nous donnera un veto de principe.


